Au coeur de la surveillance : le réseau automatique
AIRPARIF dispose de plus de soixante-dix stations automatiques (170 instruments de
mesure environ) réparties sur un rayon de 100 kilomètres autour de Paris ; elles
surveillent en continu la qualité de l'air respiré par plus de 11 millions de Franciliens.
Ces laboratoires automatiques sont implantés et équipés pour répondre en priotité à une
préoccupation de santé pblique. Il en existe trois types en Ile-de-France, qui
correspondent à trois objectifs distincts de surveillance.
Les différents capteurs
DES CAPTEURS QUI DESCENDENT DANS LA RUE
Les stations de proximité automobiles sont situées très près du trafic
routier : sur le trottoir. à deux ou trois
mètres des pots d'échappement. Elles
permettent d'évaluer le risque maximal d'exposition auquel sont soumis ,
les piétons ou les automobilistes dans
leur voiture. L'exposition du public en
situation de proximité est en général
de courte durée, mais les niveaux de
pollution y sont élevés.
Les polluants surveillés sont uniquement d'origine automobile : oxydes d'azote,
monoxyde du carbone, poussières un suspension, hydrocarbures...
L'influence de la pollution Diesel est évaluée sur une station
du boulevard périphérique (Porte d'Auteuil) par la mesure du dioxyde de
soufre (restant majoritairement d'origine industrielle) et des poussières très
fines (diamètre inférieur à 2,5um).
DES CAPTEURS À L'AFFÛT DE LA POLLUTION INDUSTRIELLE
Les stations de proximité industrielle sont localisées au voisinage d'installations telles que les centrales
thermiques ou les unités d'incinération des ordures ménagères. Situées dans (les zones fortement peuplées
(ce sont des stations urbaines avant tout), elles détectent les pollutions atmosphériques provoquées lors de
retombées du panaches industriels. La population qui se trouve plus ou moins à proximité, selon la force, la
direction du vent et la hauteur des cheminées, peut être exposée très occasionnellement à ce @, e (le
pollution. Ces stations mesurent principalement le dioxyde de soufre et parfois les poussières.
DES CAPTEURS QUI SE METTENT AU VERT
Les stations rurales régionales sont installées à 50 km en moyenne de l'agglomération parisienne, où elles
permettent de suivre les phénomènes de transfert de pollution par l'action du vent. Elles mesurent l'impact de
certains polluants, créés par réactions chimiques à partir de polluants émis directement par les véhicules de
l'agglomération (oxydes d'azote, hydrocarbures... ). C'est pourquoi ces stations surveillent essentiellement
l'ozone, polluant secondaire responsable, l'été, des épisodes de pollution rurale.
AIRPARIF exploite actuellement quatre stations rurales :
Montgé-en-Goële, Fontainebleau, Rambouillet, Frémainville. Quatre autres stations sont en projet.
DES CAPTEURS D'AMBIANCE
Deux types de stations estiment une pollution de fond à la fois minimale et représentative de tout un secteur
géographique alentour : les stations de fond urbaines denses (situées dans l'agglomération parisienne) et les
stations de fond suburbaines (sous l'influence directe de l'agglomération parisienne). La population
francilienne est exposée à cette pollution, quelle que soit son activité au cours de la journée, de 0 à 20
mètres de hauteur.
Ces stations de fond sont éloignées de toutes sources directes de pollution (industrielle ou automobile) :
parcs, cours d'école, cités, etc., pour être représentatives.
En situation de fond, le public est exposé à des niveaux de pollution modérés, mais pendant une durée
prolongée (en moyenne plus de 20 heures). L'air intérieur a en effet, au mieux, la qualité de l'air extérieur
ambiant.
Ces stations vérifient en priorité le dioxyde de soufre, les oxydes d'azote, l'ozone, les poussières
fines.