AIRPARIF
L'ATMOSPHERE CAPITALE
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L'AIR EN ILE-DE-FRANCE
Autres temps, autres pollutions
Composé principalement d'azote (78% en volume), d'oxygène (21%) et
d'argon (0,95%), l'air est plus ou moins contaminé par des polluants gazeux,
liquides ou solides d'origine naturelle (émissions par la végétation, les
océans, les volcans, etc.) ou produits par les activités humaines (cheminées
d'usines, pots d'échappement).
En finale, la qualité de l'air résulte d'un équilibre complexe enter les apports
de polluants et les phénomènes de dispersion et de transformation dans
l'environnement.
FORTE TENDANCE À LA BAISSE DE LA POLLUTION
D'ORIGINE INDUSTRIELLE
- Depuis plus de quarante ans, la pollution en Ile-de-France a changé de nature et d'intensité de même que
dans la plupart des grandes villes des pays développés. L'activité industrielle a été peu à peu remplacée par
des activités tertiaires, les industries restantes se sont modernisées et traitent plus efficacement leurs rejets
(filtres), le chauffage individuel utilise beaucoup plus le gaz naturel que le fuel, la teneur en soufre des combustibles a
été réglementée. Enfin, à partir de 1980, la France a réorienté massivement sa production d'électricité du thermique vers le
nucléaire.
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Ces progrès sur les émissions se sont traduits par une division par six de la pollution ambiante en dioxyde
de soufre et une division par trois ou quatre des teneurs hivernales en poussières.
VARIATIONS CONTRASTÉES
DES POLLUANTS D'ORIGINE
AUTOMOBILE
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Le secteur des transports est le premier responsable des émissions de polluants en Ile-de-France, Région
qui compte plus de 4 millions de voitures particulières dont plus d'un million de véhicules Diesel. Certains
polluants comme le monoxyde de carbone (CO) ou les poussières font l'objet de contrôles techniques
réguliers et obligatoires à la sortie des pots d'échappement. Au cours des dix dernières années,
l'abaissement de la teneur en plomb dans les carburants a permis une diminution considérable de la
concentration du plomb, qui est devenue négligeable dans l'atmosphère de l'agglomération parisienne. En
revanche, d'autres indicateurs de pollution d'origine automobile tels que le dioxyde d'azote (NO2) sont
mesurés depuis peu de temps (une dizaine d'années). révolution dans ce laps de temps ne permet pas de
dégager une tendance significative.
Les grands cycles de la pollution
Les évolutions des niveaux de tel ou tel polluant dans l'environnement sont la résultante de deux facteurs
principaux : les fluctuations des conditions météorologiques et celles des émission. Ainsi les polluants
présentent des cycles qui leurs sont propres.
CYCLE ANNUEL
- Il représente l'évolution mois par mois des concentrations de chaque polluant. Cette évolution à l'échelle de l'année
permet de mettre en évidence soit l'influence de la saison sur les émissions de polluants, soit l'influence directe de
conditions météorologiques particulières sur le comportement des polluants (transformation chimique
notamment).
Par exemple, les grandes sources de dioxyde de soufre (SO2) sont majoritaire ment liées à la production d'électricité (d'origine
thermique) et de chauffage (collectif ou individuel). Les concentrations de ce polluant dans l'environnement sont donc
naturellement plus élevées pendant les mois d'hiver (saison où, de plus, l'atmosphère est très stable) et présentent un seuil
minimal en été.
Autre exemple, les concentrations d'ozone présentent un seuil maximal pendant les mois d'été. Uozone est un polluant dit
secondaire, issu de la transformation de gaz précurseurs primaires sortant directement des pots d'échappement (hydrocarbures
et oxydes d'azote).
Les mois d'été offrent des conditions favorables à la production d'ozone dans la troposphère (température élevée, fort
rayonnement UV, durée d'insolation importante et vent faible).
CYCLE HEBDOMADAIRE
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Il représente une semaine type obtenue à partir (les différentes moyennes journalières de la semaine calculées sur plusieurs
années. Ce cycle permet de mettre en évidence les variations dans les émissions liées notamment aux activités humaines à
l'échelle de la semaine (jours ouvrés week-end).
CYCLE JOURNALIER
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Il représente un jour type obtenu à partir des différentes moyennes horaires de la journée calculées
sur plusieurs années. Ce cycle permet de mettre en évidence les variations liées aux activités
humaines à l'échelle de la journée, ainsi que les grands phénomènes physiques et chimiques induits
par le cycle solaire. Il montre également l'évolution des conditions dispersives de l'atmosphère au
cours de la journée (stabilité des basses couches pendant la nuit).
Le profil journalier du dioxyde d'azote, mesuré
à une certaine distance de la circulation automobile (site de fond), présente deux maximums assez amortis liés aux heures de
pointe du trafic du matin et du soir. Ils existent également le samedi et le dimanche, mais ils sont moins marqués.
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Profils du dioxyde d'azote pour un jour type sur sites
de fond de l'agglomération parisienne de 1993 à 1996.
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De même, en site de proximité automobile, le profil journalier du monoxyde de carbone présente des maximums corrélés aux
heures de fort trafic. Le pic du matin est très accusé les jours ouvrés. Le profil du samedi présente un deuxième maximum très
abrupt le soir. Le profil du dimanche, plus amorti, fait cependant ressortir les retours de week-end en fin d'après-midi.
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Profils du monoxyde de carbone pour un jour type sur
sites de proximité boulevard périphérique de 1993 à 1996.
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