AIRPARIF
L'ATMOSPHERE CAPITALE

L'AIR EN ILE-DE-FRANCE

Autres temps, autres pollutions

Composé principalement d'azote (78% en volume), d'oxygène (21%) et d'argon (0,95%), l'air est plus ou moins contaminé par des polluants gazeux, liquides ou solides d'origine naturelle (émissions par la végétation, les océans, les volcans, etc.) ou produits par les activités humaines (cheminées d'usines, pots d'échappement).
En finale, la qualité de l'air résulte d'un équilibre complexe enter les apports de polluants et les phénomènes de dispersion et de transformation dans l'environnement.

FORTE TENDANCE À LA BAISSE DE LA POLLUTION D'ORIGINE INDUSTRIELLE

VARIATIONS CONTRASTÉES DES POLLUANTS D'ORIGINE AUTOMOBILE

Les grands cycles de la pollution

Les évolutions des niveaux de tel ou tel polluant dans l'environnement sont la résultante de deux facteurs principaux : les fluctuations des conditions météorologiques et celles des émission. Ainsi les polluants présentent des cycles qui leurs sont propres.

CYCLE ANNUEL

Par exemple, les grandes sources de dioxyde de soufre (SO2) sont majoritaire ment liées à la production d'électricité (d'origine thermique) et de chauffage (collectif ou individuel). Les concentrations de ce polluant dans l'environnement sont donc naturellement plus élevées pendant les mois d'hiver (saison où, de plus, l'atmosphère est très stable) et présentent un seuil minimal en été.

Autre exemple, les concentrations d'ozone présentent un seuil maximal pendant les mois d'été. Uozone est un polluant dit secondaire, issu de la transformation de gaz précurseurs primaires sortant directement des pots d'échappement (hydrocarbures et oxydes d'azote).

Les mois d'été offrent des conditions favorables à la production d'ozone dans la troposphère (température élevée, fort rayonnement UV, durée d'insolation importante et vent faible).

CYCLE HEBDOMADAIRE

CYCLE JOURNALIER

Le profil journalier du dioxyde d'azote, mesuré à une certaine distance de la circulation automobile (site de fond), présente deux maximums assez amortis liés aux heures de pointe du trafic du matin et du soir. Ils existent également le samedi et le dimanche, mais ils sont moins marqués.

Profils du dioxyde d'azote pour un jour type sur sites de fond de l'agglomération parisienne de 1993 à 1996.

De même, en site de proximité automobile, le profil journalier du monoxyde de carbone présente des maximums corrélés aux heures de fort trafic. Le pic du matin est très accusé les jours ouvrés. Le profil du samedi présente un deuxième maximum très abrupt le soir. Le profil du dimanche, plus amorti, fait cependant ressortir les retours de week-end en fin d'après-midi.

Profils du monoxyde de carbone pour un jour type sur sites de proximité boulevard périphérique de 1993 à 1996.